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Du lait oui, mais pas plus d’un verre par jour !

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Le lait de vache n’est pas dangereux s’il est consommé cru, « au pis d’une vache » qui elle-même a un mode de vie sain, c’est-à-dire pas (trop) d’antibiotiques, pas d’hormones, une alimentation équilibrée et naturelle, vivant dans un environnement non-pollué, … Le lait n’est pas dangereux non plus si il est consommé en quantités modérées : certainement pas plus d’un verre par jour.

En revanche, le lait de vache tel que nous le consommons tous les jours semble poser plusieurs problèmes … D’abord un problème enzymatique : durant les premières semaines de vie, l’activité de la lactase (enzyme qui permet de « digérer » le lait) est maximale pour digérer le lait maternel, puis elle diminue au cours de l’enfance et de l’adolescence pour ne plus atteindre un taux résiduel de 5 à 10 % à l’âge adulte. On observe que l’être humain est le seul « animal » à consommer encore du lait après avoir été sevré. Tous les autres passent à l’eau… Par manque de lactase, de grosses molécules de lactose (sucre du lait) non digérées encrassent nos intestins et ensuite notre système tout entier.

Sans nous en rendre compte, nous consommons bien trop de produits laitiers, plus que ce que notre corps peut assumer. Pensez aux yaourts, fromages, crèmes, puddings, flan, chocolat, pralines, gâteaux, biscuits, sauces, …

Ensuite, il y a un problème industriel puisque le lait en magasin est un produit dénaturé, soumis à de nombreux processus d’industrialisation (pasteurisé, UHT, aromatisé, …) Et qui dit dénaturé dit aussi inadapté à notre fonctionnement naturel et vidé de sa qualité nutritionnelle.

Il y a aussi un problème dans la constitution chimique du lait de vache. On y trouve toutes les qualités nutritionnelles requises pour un développement conséquent et rapide du veau, mais très peu pour le développement du cerveau. Le lait maternel présente le schéma inverse : il contient beaucoup de « bonnes graisses » nécessaires et indispensables au développement du cerveau.

Il y a enfin un problème d’apport calcique : le calcium du lait est très peu « biodisponible » pour l’être humain, ce qui veut dire qu’il est peu absorbé. Les végétaux et les noix apportent bien plus de calcium biodisponible. Consommez des légumes verts, des amandes, des eaux calciques pour vous approvisionner en calcium, et évitez les fuites de calcium provoquées par le sucre, le café, l’alcool, le stress, …

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Pourquoi cette idée est encore si peu répandue ?

Nous vivons une époque où beaucoup de repères sont remis en question. Qui n’a pas grandi avec l’adage « Bois ton verre de lait et tu auras des os solides », « tu deviendras grand et fort », ou encore « tu auras de belles dents blanches ! ». Notre cerveau a établi un lien fort entre le calcium nécessaire à la croissance, les os, les dents et le lait. Il faut du temps pour que les gens acceptent de remettre en question leurs habitudes alimentaires, leurs repères. Cela fait peur. Peut-on faire confiance à cette nouvelle vision? Pourquoi changerais-je? Nous avons en nous une réelle résistance au changement d’une manière générale. Cela demande volonté, persévérance, confiance et connaissance ! Les gens sont encore mal ou peu informés et à la fois tiraillés par les médias prônant les bénéfices des produits laitiers.

La médecine nutritionnelle est récente (10 ans). Les découvertes sur les problèmes liés aux produits laitiers découlent de l’observation de cas concrets d’abord et d’études, d’analyses, de publications ensuite. Il faut du temps et il faut du support pour informer les gens d’une manière « juste » afin de mériter leur confiance. La résistance au changement n’existe pas que chez le consommateur : c’est encore plus ambitieux, plus lourd pour les agroalimentaires d’accepter une remise en question, sans oublier les retombés économiques …

Que conseiller? Par  GWENDELINE Delieux (RTL,be – rubrique «mon bien être»)

Le départ est l’observation et l’analyse : Une personne n’ayant pas un grand besoin du goût du lait peut facilement accepter l’idée de remplacer celui-ci par des laits végétaux tels que le lait de riz, d’amandes, d’avoine, de soja (attention pas trop car nous observons aussi de plus en plus d’intolérances au soja). On peut aussi se diriger vers des laits animaliers moins courants comme le lait de chèvre ou de jument. Toutefois, il est judicieux d’alterner car chaque lait a des qualités différentes. Il faut aussi le consommer en petites quantités car ils contiennent beaucoup de sucre.

Pour ceux qui adorent le lait, il faut un peu plus de temps. Nous pourrons parler d’un sevrage tardif : tout comme le bébé, on pourra réduire les différentes sources de lait pour les remplacer par des alternatives que la personne aime. Il arrive que les papilles gustatives résistent également au changement mais ça ne dure jamais qu’une quinzaine de jours, après, ils s’ouvrent à d’autres goûts ! Faites le test. Rapidement, un mieux-être se fait sentir, les ballonnements du ventre disparaissent, les intestins sont assainis, les allergies atténuées …